Souvenirs au fil de l’eau
Projet installation et performance en collaboration avec Aïcha AYOUB, l’artiste metteur en scéne
Comment raconter la mémoire d’un lieu dépositaire d’une histoire que l’on n’a pas vécue ?
Comment ressusciter et raconter des souvenirs inconnus, essayer de raccrocher ses propres souvenirs au lieu, aux bruits,aux odeurs, aux couleurs qu’on découvre à peine ?
D’abord révéler le présent : un lieu en pierre, de l’eau qui coule, un chemin.
Puis viennent doucement tous ses éléments qui s’inscrivent dans nos pas : l’herbe, la terre, les oiseaux, le jour, la fraîcheur de l’aube, la chaleur du soleil de midi, le soir qui tombe et le manteau d’étoiles qui s’abat sur les yeux.
Découvrir l’histoire du Lavoir, celle que nous sentons présente dans les pas qui suivent le chemin, dans tous ces éléments présents depuis toujours, dans l’eau, matière qui lave, enlève, qui emmène avec elle, qui change la matière, qui dissout, qui passe à travers, qui fait flotter, fait couler.
Prendre le fil de l’histoire, tisser comme une araignée une toile qui retient l’histoire, qui essaie d’attraper les rêves, les souvenirs. Et laisser passer la lumière, laisser voir à travers des gestes, des bouts de restes des gestes d’antan, gestes de ces femmes, mains dans l’eau.
Laver. Laver. Laver jusqu’à l’usure. Retrouver le fil. Défaire le fil. Défaire l’histoire. Défaire le fil bout à bout et partir avec lui sur les traces. Poser les souvenirs sur le fil. Faire jaillir la mémoire. Sentir les souvenirs partir. Ne pas pouvoir les retenir. Essayer. Ne pas y arriver. Lutter. Se résilier. Accepter. Et enfin revivre l’instant autrement. Retrouver le souvenir, dans la mémoire, dans la terre, dans l’herbe, dans l’eau, dans les bruits
Installation :
Akiko Hoshina et Aïcha Ayoub
Textes et vidéo :
Aïcha Ayoub
Montage Vidéo :
Chems Azim
Costume :
Alexis Faure










